L’EMPREINTEJéhovah
Au commencement

Salle 01 · Aile I — Le Cosmos

Au commencement

L’univers a une histoire : il a commencé.

Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.Genèse 1:1

Le propos

Genèse 1:1 énonce un commencement en une phrase. Pendant des siècles, la science a plutôt imaginé un univers stable et sans âge. Le XXᵉ siècle a renversé cette idée : l’univers s’étend, donc il a été plus dense et plus chaud, donc il a eu un début. La question n’est plus « l’univers a-t-il commencé ? » mais « qu’est-ce qui a commencé, et pourquoi ? ».

Les galaxies se répartissent en filaments et en vides : la structure à grande échelle n’est pas un décor, c’est une mesure.
Les galaxies se répartissent en filaments et en vides : la structure à grande échelle n’est pas un décor, c’est une mesure. — reconstitution numérique.
La plus vieille lumière : une texture à peine perceptible, mesurée par satellite, et qui porte l’âge de l’univers.
La plus vieille lumière : une texture à peine perceptible, mesurée par satellite, et qui porte l’âge de l’univers. — reconstitution numérique.
Un astrolabe de laiton : mesurer le ciel est un travail ancien, et il a fallu des siècles pour dater l’univers.
Un astrolabe de laiton : mesurer le ciel est un travail ancien, et il a fallu des siècles pour dater l’univers. — reconstitution numérique.

Les merveilles

2 faits à examiner

Chaque fiche donne les chiffres mesurés, leur comparaison parlante et la source primaire.

Un commencement, mesuré
ÉtabliMV01

Un commencement, mesuré

L’univers n’est pas éternel et immobile : il s’étend, et il a donc eu un début. En 1929, Edwin Hubble établit que les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse proportionnelle à leur distance. En 1965, Penzias et Wilson découvrent par accident le rayonnement de fond qui baigne tout l’espace : l’écho fossile d’un univers dense et chaud. Les mesures du satellite Planck donnent un âge de 13,787 milliards d’années, avec une précision de deux centièmes de milliard.

13,787milliards d’années≈ 3 fois l’âge de la Terre
≈ 2,725kelvinsla température du fond diffus cosmologique
1929annéela loi de Hubble-Lemaître

Genèse 1:1 énonce un commencement ; la physique du XXᵉ siècle l’a rejoint.

Sources : Planck Collaboration, Planck 2018 results VI: Cosmological parameters, Astronomy & Astrophysics 641, A6 (2020), E. Hubble, A relation between distance and radial velocity among extra-galactic nebulae, PNAS 15, 168 (1929), A. Penzias, R. Wilson, A measurement of excess antenna temperature at 4080 Mc/s, Astrophysical Journal 142, 419 (1965)

Une énergie initiale d'une justesse extrême
DébattuMV02

Une énergie initiale d’une justesse extrême

L’expansion de l’univers est réglée avec une précision qui défie l’intuition : la densité initiale de matière devait être ajustée à une fraction infime pour que l’univers ne se soit pas effondré en quelques secondes ni dispersé au point qu’aucune galaxie ne se forme. Cette exigence porte un nom, le problème de la platitude, et elle demeure un des grands sujets de la cosmologie.

1 sur 10⁶²ordre de grandeurl’ajustement de la densité initiale
≈ 10⁸⁰protonsnombre estimé de particules dans l’univers observable

Isaïe 40:26 attribue la stabilité de l’ordre cosmique à une « abondance d’énergie dynamique ».

Sources : Planck Collaboration, Planck 2018 results VI: Cosmological parameters, Astronomy & Astrophysics 641, A6 (2020)

Objections honnêtes

Mais certains disent…

La science n’a-t-elle pas rendu Dieu inutile ?

La science décrit comment les choses fonctionnent ; elle ne dit pas pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien. Un astronome qui mesure la composition d’une étoile ne prétend pas expliquer pourquoi les lois de la physique existent. Les deux questions sont différentes, et la seconde reste ouverte.

Le « réglage fin » n’est-il pas un argument trompeur ?

L’argument a des limites, et le site les expose : certaines marges sont plus larges qu’on ne le dit souvent, des prépublications récentes contestent des estimations classiques, et le multivers est une réponse possible — non observable, et qui doit elle-même être réglée. Ce qui reste solide, c’est le fait mesuré : les valeurs sont ce qu’elles sont, et une vie exigeante en dépend.

Pourquoi tant de souffrance si un Créateur bienveillant existe ?

C’est l’objection la plus sérieuse, et le site ne la minimise pas. La Bible ne présente pas la souffrance comme voulue par Dieu : elle l’attribue à la rébellion, au mauvais usage de la liberté et à un adversaire. Elle annonce aussi sa fin (Révélation 21:4 ; Isaïe 33:24). Une réponse de ce type demande une confiance ; elle ne se décrète pas.

Les prophéties n’ont-elles pas été écrites après les événements ?

C’est une objection légitime, et le site y répond par les manuscrits : les rouleaux de Qumrân datent d’avant le Ier siècle pour Isaïe et d’avant la fin du IIᵉ siècle av. n. è. pour Daniel. Cela prouve l’ancienneté des copies, pas nécessairement la date de composition : la critique universitaire situe souvent Daniel au IIᵉ siècle. Le site affiche ce désaccord au lieu de l’éviter.

Voir les sept objections et notre méthode